dimanche 27 septembre 2015

DIMANCHE 27 SEPTEMBRE - Retour à la civilisation

Depuis notre départ, nous avions un peu oublié la pollution des panneaux publicitaires inondant les bas-cotés des routes et les entrées de ville ; nous avions un peu oublié la circulation, la foule, le bruit, le son de la radio... Et moi, j'avais un peu oublié que les autoroutes italiennes sont balisées en vert et les routes en bleu... Oups, 1/2 tour in extremis. Nous avons encore le temps de musarder sur les routes secondaires ! Nous laissons de côté Rimini et filons vers le village de Verruchio, annoncé très typique. Grande promenade pentue et sympa. Dommage le château est en partie bâché pour travaux. Ça gâche un peu.

Ensuite, ce sera Nord-Ouest, tout droit, dans une route de plaines. Forli, Faenza, le pays de la faïence, et une pause à Imola pour jeter un coup d’œil au circuit automobile. Nous entrons dans Bologne tranquillement (c'est dimanche). Pas de camping, pas de parkings ouverts la nuit (y'a que des parkings couverts !!). Alors nous "choisissons" une belle avenue ombragée pour stationner sans déranger.

Ensuite, marche à pied vers le centre. Nous sommes surpris par la beauté et l'homogénéité des monuments. La moitié de notre parcours se fait sous des arcades aux colonnes changeantes. Nous lirons que Bologne possède 45 km de "couverts", façon bastides dans notre Sud-Ouest. Tout ça datant du 13ème au 17ème, l'architecture est extrêmement riche. Une succession de palais bordent les rues pavées, pour la plupart réservées aux piétons et aux vélos. Le centre est dominé par deux célèbres tours de briques. Une de 50 mètres et l'autre de 97 mètres... interminable.
Des kilomètres de superbes galeries


Et puis, il y a là la basilique Santos Stefano, ensemble de 4 églises plus belles les unes que les autres. Au cœur un élégant cloître avec un puits central. Et puis, la nuit venue, la Piazza Maggiore sous la lune. C'est beau une ville la nuit... Il ne nous restait plus qu'à déguster des spaghettis "à la bolognaise" pour couronner cette belle soirée !

samedi 26 septembre 2015

SAMEDI 26 SEPTEMBRE - Journée de la mer

Pas d'open-deck sur le ferry de la Compagnie Minoan. On a réservé au dernier moment, du coup, pas le choix. Nous avons une cabine pour deux, douche et WC. Très correct. Confort hôtelier ; bercement et léger ronronnement des machines en prime. Mer plate au réveil. Quelques îles croates en vue.
Nous accostons à Ancone vers 14h30, à l'heure italienne. Ça y est nous sommes à l'heure de chez nous mais pour entendre parler français autour de nous, nous allons devoir patienter quelques jours. Nous "naviguons" depuis 103 jours maintenant et notre compteur voyage affiche 20 700 km.
Ancone

Notre route pour aujourd'hui sera simple : longer la mer. En fait ça n'est pas si simple que ça,  Mer, plage, voie ferrée, route. Et puis très fréquemment des stations balnéaires (assez moches d'ailleurs) entre plages et rails. L'urbanisation est intense ; nous zigzaguons au milieu de tout ça, quand la hauteur des passages sous la voie ferrée le permet. Nous traversons quelques bourgs anciens où nous retrouvons l'architecture et les chaudes couleurs italiennes.
Après Cesaro une pittoresque route en corniche serpente à travers d'immenses et superbes propriétés au-dessus de la mer. C'est là que nous trouverons asile pour la nuit ; un terre plein aménagé pour les randonneurs.
Pas un bruit.

vendredi 25 septembre 2015

VENDREDI 25 SEPTEMBRE - on vous emmène en bateau

On s'en rappellera du port de Paralia. L'orage s'est amusé a faire le tour de la presqu'île toute la nuit. Et il était pas venu tout seul. Les trombes d'eau étaient de la fête aussi ! Forcément, tous les paysages sont humides ce matin. Criques, falaises, mer, tout est sombre, sombre. Sur les reliefs, des oliviers, rien que des oliviers très chargés en fruits. A quelques 50 km au sud d'Igoumenitsa, une perle. La petite ville de Parga, au creux de sa baie parsemée d'îlots. Idyllique. Mais alors là, on comprend comment le tourisme représente 18 % du PIB de la Grèce. Pas un cm² qui ne soit pas hôtel, B&B, café, bar, glacier, restaurant ou boutique... Heureusement, en 2ème rideau, plus haut, les maisons balconnées et vivement colorées sont adorables et la vue de la citadelle miraculeusement restée sauvage est merveilleuse. La pluie nous quitte enfin.
Parga



Nous filons au port d'Igoumenitsa pour récupérer nos billets et faire quelques emplettes. Et puis, dernière soirée grecque de l'autre côté du golfe, en surplomb de la mer, à regarder passer les bateaux. C'est dur les vacances !
Enfin, je vous l'avais dit, on vous y emmène en bateau. 2 heures d'attente avant d'embarquer dans un mega ferry qui charge des voitures, des camping-cars  et des dizaines de semi-remorques sur 2 niveaux. J'avions encore point vu ça. 23h et des poussières on largue les amarres pour une traversée de 15 h. RDV demain en Italie.

jeudi 24 septembre 2015

JEUDI 24 SEPTEMBRE

Réveil frais et ensoleillé dans notre décor de rêve.
Charmant endroit pour une lessive

La lessive, ça fait moins rêver, mais à la fontaine près d'une chapelle, ça change tout.
En route nous remarquons un belvédère avec, à priori, une grande statue. Stop pour aller voir ça de près. 450 marches pour nous hisser là-haut. En fait c'est un mémorial aux victimes de la région en 1940/41. Statue démesurée effectivement... d'où la vue de loin.
Mémorial

Et toujours, les rythmes de travail effrénés : 10 heures du matin, 7 manches à balais attendent leurs balayeuses (la plateforme est grande mais quand même !) qui se tapent la causette à l'ombre. Il y a aussi deux débroussailleuses qui se reposent comme leurs propriétaires... Effrénés je vous dis. D'ailleurs la jeune fille qui me parlait des horaires de travail avait conclu son propos par un : "We are lazy" !

On commence nos réserves de produits d'ici ; ce sera chez Carrefour ce matin : ouzo, poulpes, calamars, en conserves mais délicieux.

Nous arrivons enfin à Dodona. Il s'y trouve un théâtre antique (plus grand que celui d'Epidaure). Oups, y'a des travaux et une grande grue devant les gradins. Gradins qui pouvaient accueillir 15000 personnes. On se demande toujours d'où ils venaient ces spectateurs ? La plupart de ces sites antiques étant toujours isolés (de nos jours). On fait le tour du site, avec des temples dédiés à Zeus et à Dioné (sa femme locale). C'était en 350 avant J.C à peu près. Ça a donc un peu vieilli !

Théâtre de Dodona


Vous la voyez bien la basilique

Tiens des colchiques ici,  nous en avons déjà vu hier. C'est la fin de l'été.
C'est la fin de l'été


A côté, un gigantesque parking a été aménagé. Il y a bien longtemps qu'il a dû servir. Parfait pour notre pique nique.

'Faut y aller. Pause aux restes de l'aqueduc romain Agios Giorgios, mangé par les herbes folles. Au pied coule une rivière limpide. Bucolique. Nous achetons des tresses d’ail à un marchand ambulant qui passe par là. Et puis nous longeons la mer en remontant vers Parga. Minuscule route, très sauvage, bordée de lauriers roses et d'oliviers. Les plages sont plutôt caillouteuses.


Spécial Manou et Papy


Nous trouvons une belle place sur le petit port de Paralia. L'orage nous tourne autour en soirée. Alors ce sera, pour nous consoler, de la fêta grillée, des calamars et des poulpes grillés aussi, au très plaisant resto du port.
Au port de Paralia


Nous profitons de la belle mélodie de la langue grecque avec les conversations de quelques locaux qui dînent de sardines ou autres délices d'ici.

On est bien.

mercredi 23 septembre 2015

MERCREDI 23 SEPTEMBRE - Grotte et canyon au programme

A Ioannina, il y a un parking tranquille, avec lac en fond d'écran. Il faut dire qu'il ne faisait pas très beau. Parfait pour la nuit en tout cas.
A quelques kilomètres, nous visitons la grotte de Perama. Visite guidée (grec and english... neurones en ébullition). De très belles salles de concrétions, des voûtes de stalactites. Dommage que l'éclairage soit très discret ; préservation oblige. Promenade à 18° sur un chemin souterrain de plus d'un kilomètre en descente. Du coup, la remontée est corsée.

Ionnina mais sous le soleil


La grotte de Perama


Épisode gaz du jour : François achète une bonbonne qui paraît avoir le même pas de vis que nos bouteilles françaises. Que nenni, ça fuit ! Heureusement, la supérette veut bien nous la reprendre et nous la rembourser. Soulagés même si on sait bien que nous allons vite tomber en panne.

Soleil, lac, terrasses, c'est tentant n'est ce pas. Le restaurant que nous choisissons a un décor pour le moins original. Même Léonard de Vinci n'y avait pas pensé ! La "Cène" dans tous ses états. Un artiste inventif a revisité le célèbre tableau sur les murs du resto. Regardez. Nous avons vraiment trouvé cette idée superbe et géniale.
La Cène dans tous ses états






Excellent

Avec la TVA à 23%, ça va me coûter un max

En quittant Ioannina, nous constatons les effets des horaires de travail à la grecque. Une jeune femme qui nous a guidés il y a quelques jours, nous disait que les magasins fermaient à 14h. La journée démarrant à 9 h. En fait, ils font aussi 35 h par semaine, mais 3 journées de 5h et 2 journées de 10h (en fin de semaine).

Puis, un p'tit tour vers le Nord, vers le canyon de Vikos. Nous visitons le village de Megalo Papigok aux toits de pierre, beaucoup de maisons d'hôtes pour touristes. Il est blotti au pied d'un à-pic montagneux qui s'ouvre sur un canyon avec des falaises de 1200 m de haut. Il ne se parcourt qu'à pied. Notre programme est limité par le bateau maintenant. C'est pour vendredi 25. Nous partirons d'Igoumenitsa pour Ancone.
Alors pas de ballade à  Micro Papigok, ni de randonnée au fond du canyon (bébé n'a pas envie), mais un mega-bivouac sur le massif en question. Un peu les gorges du Tarn, puissance 2 ou 3. Grandissime.

Les gorges du Tarn, mais à 1200 kilomètres

Le canyon de Vykos

Village de Megalo Papigok


Notre balcon du soir

mardi 22 septembre 2015

MARDI 22 SEPTEMBRE - Vertigineux Météores

Kalimera
Hier soir, la maréchaussée nous a virés à 22 h. Interdit de profiter de la sérénité monacale pour la nuit. Futés, on avait repéré un ptit recoin dans la montée au site. On s'y installe. La lumière bleue repasse peu après... sans rien dire. Ouf.

Comme on l'avait craint, le Monastère du Grand Météore est fermé le mardi. Alors, nous grimperons au Varlaam.
Au fait, pourquoi ce nom de Météore... tout simplement parce que cela veut dire : "suspendu dans le ciel" ; belle image.
Quelle idée quand même de choisir l'étroit sommet de ces formations rocheuses pour y créer des lieux saints. Au début, un peu de compétition entre moines. C'est bien parce qu'il voyait un moine venu du mont Athos faire son mégalo monastère que Varlaam décida de s'installa sur le rocher d'en face. C'était au 14ème. Après ça il y en eut 24, des monastères. Aujourd'hui plus que 6 sont en "activité" ; poules aux œufs d'or de l'église orthodoxe et de la région ! Grâce à ces moines, nous nous régalons, 5 siècles après, des richesses et de l'esthétique vertigineuse de ces merveilles.


Petit matin aux Météores

Monastère Varlaam


Pour nos fistons. Le même qu'en 1989, mais en travaux

Suspendus dans le ciel




Agia Triada. nous allons y monter

Monte-charge uniquement

Fresque du 18ème

Après le Varlaam, un peu en travaux, nous grimpons au charmant Agia Priada. Jusqu'en 1925 les moines y montaient à la corde (ils ne devaient pas avoir la corpulence des popes du 21ème siècle ...). Aujourd'hui seules les marchandises et les matériaux ont droit à une télécabine électrique. Un beau cheminement de pierre et un escalier de 140 marches nous mènent, nous les toutous, à ce p'tit paradis. Entièrement restauré. Petits jardins suspendus et vue sur la ville... ouah !!
Kalambaka au pied d'Agia Triada

Coupoles

Popes au jardin

Agios Stephanos, encore habité par des religieuses



Dans notre circuit, nous blablatons avec 3 couples de parisiens, installés pour la retraite à Uzes, dans le Gard. Baroudeurs en 4x4. Ils sillonnent la Grèce jusqu'à mi-octobre. Au programme, sans doute l'Iran l'année prochaine. Échanges d'adresses mail pour les questions à venir.
A Kalambaka, nous trouvons, sous la pluie, un grand resto tranquille pas cher. Accueil vraiment agréable. (pas comme chez nous à la fin de la saison !). Nous nous régalons de moussakas et de vin résiné bien sûr... et profitons de la wifi pour nos envois blog et pour... réserver un bateau entre Grèce et Italie.
Cataifa, halva et retsina

Au retour au camping-car, François est ravi. Une contravention décore son pare-brise. C'est bon pour sa collection.
Soleil revenu, la route de montagne est un peu méditerranéenne cet après-midi, avec pins, genévriers, garrigue. Plus loin c'est carrément plus montagnard à l'approche de Metsovo. Déçus par ce village 100 % touristique. Ce n'est pas le souvenir que nous en avions. Alors on s'intéresse à la gastronomie locale : des fromages de brebis à foison. La spécialité qui a l'air d'attirer les connaisseurs : un fromage fumé, en forme de saucisson. Un peu de provisions pour la fin du voyage.
Splendide route de montagne désertée pour arriver au-dessus du lac de Ioannina  (tout le monde est sur l'autoroute dans la vallée). Promenade fraîche et ventée autour des remparts, au bord de l'eau bien sombre ce soir.