samedi 5 septembre 2015

SAMEDI 5 SEPTEMBRE - Du très beau et du moins beau

Bonjour à tous. On reprend notre aventure gaz d'hier soir. Bouteille laissée dehors pour la nuit. Nous l'aurions emporté aujourd'hui pour la laisser chez un marchand. Et là plus question. Le gaz qui ne voulait pas sortir se fait la malle tout seul ce matin, robinet fermé. Casse-tête insoluble. Impossible de la transporter. Nous l'abandonnons là, près du terrain de football ; elle trouvera preneur avant longtemps !

Le village de Signaghi, perché sur une crête est LA destination  touristique du pays. C'est du moins ce que voulait en faire le gouvernement Saacachvili à partir de 2006. Grands travaux de "façades", tout le centre a été rénové à grands frais. Puis, cette idée a été peu à peu délaissée. Heureusement. De ce fait, les boiseries, les peintures, les pavés se sont patinés et l'aspect en est maintenant plus naturel. Les cyprès, les maisons de briques et de tuiles, les balcons de bois finement sculptés lui donnent un faux air de Toscane. Il faut juste éviter de regarder derrière les façades. Beaucoup de chantiers sont "en rade". Les remparts ponctués de quelques belles tours épousent les crêtes rocheuses. Superbe et chaude déambulation.
Petit air de Toscane




Recto

Verso



Monastère Sainte Nino

Puis, vous vous rappelez Sainte Nino à Djvari... nous la retrouvons au Monastère de Bodbe où son tombeau est devenu lieu de pèlerinage et de dévotions.
Encore une charmante ballade dans le parc et le palais de la famille Tchavtchavadzé. Alexandre, l'un des fils, est le plus illustre des poètes géorgiens. Aujourd'hui c'est  la propriété du réputé vignoble Tsinandali, héritiers de la famille du poète. Dans ce havre de verdure, nombreux couples de mariés pour les photos du jour J. Nous croisons des suisses qui viennent contrôler l'utilisation des aides financières accordées aux agriculteurs du pays.
Le palais du poète

A Telavi, on admire un platane de 900 ans. Imposant. Les remparts de la forteresse qui trônent fièrement au centre de la ville sont une coquille vide. A l'intérieur des travaux en cours ou abandonnés et, bizarrement, une école.
Rempart de Telavi. Façade

Célèbre monastère fortifié d'Alaverdi

Fin de journée, bien riche, avec le monastère fortifié d'Alaverdi. La plus haute église de Géorgie (50m) avant qu'un mégalo milliardaire ne construise la nouvelle cathédrale de Tbilissi. Un beau site isolé en campagne. Les hommes doivent enfiler un pantalon bouffant pour cacher leurs pantacourts ; pour moi c'est une jupe portefeuille pour ne pas laisser deviner mon bermuda. Seule Christiane, en robe au-dessus du genou et épaules dénudées échappe à ce folklore !!
Artisanat géorgien très répandu

Jeux d'enfants

Dames d'honneur des mariés

Ça dira quelque chose à certains

Platane géant

Splendide ciel étoilé et voie lactée au-dessus du vignoble où nous sommes plantés pour la nuit.

vendredi 4 septembre 2015

VENDREDI 4 SEPTEMBRE

Et encore un petite frontière, la faridondaine et encore...

Première visite matinale pour la Tour carrée du 12ème dans le village près de notre bivouac. Un homme est là qui nous demande si nous voulons entrer. Oui oui. Il n'a pas les clés. Manière "téléphone arabe" une femme arrive, puis plus tard, une 2ème, avec les clés. Ils sont 3 pour 4 touristes ! On grimpe en visitant les étages aménagés en musée rural. A la descente, nos 3 employés sont attablés avec un badge "officiel" dans une guérite, devant un carnet à souches pour les visiteurs. Très gentiment, ils nous dispensent de paiement. Cadeau de bienvenue, toujours.

Hôtel fortifié. ils adorent remparts et créneaux


Nous dépensons nos derniers manats azéris en carburant, moins cher qu'en Géorgie.
Comme cadeau de départ, l'Azerbaïdjan nous offre 30 km de route complètement destroy. A 20 à l'heure. Marre.
Et sur cette route, que voyons nous ? Un jeune homme asiatique en vélo que nous avons déjà doublé 2 fois ces jours derniers. Cette fois on s'arrête. C'est Koé beau et grand japonais, en vacances, seul, pour 2 mois. Il est arrivé en avion à Bicheck, au Kirghistan et doit repartir de Tbilissi prochainement. Il fait tout simplement du camping. Sans aucun problème. Avec un équipement peu encombrant. Super zen le japonais !
Rencontre improbable


Frontière en vue : heureusement les douaniers sont cool aujourd'hui. Il nous faudra au total une heure pour les formalités azerbaidjannaises et géorgiennes. Pour la première fois, les azéris font une petite visite sur notre coffre de toit. Pendant que nous attendons nos véhicules et nos hommes à la sortie, un jeune douanier souriant nous offre même des pommes.
Dernières images de l'Azerbaïdjan

Nous foulons donc pour la troisième fois le sol géorgien. Nous ressortons nos Laris et complétons avec un peu de change. Re-gymnastique neuronale pour les conversions. Ravitaillements en eau sans aucun souci. Mais cette fois, nous avons besoin de recharger notre bonbonne de gaz. A Lagodeki, première ville géorgienne, ils sont équipés pour (dixit Matthias et Thomas). Première échoppe, le gaz est là mais pas le vendeur. On se renseigne à une station service. Un employé nous conduit à un autre atelier. Pas les bons embouts... François fait avec le pompiste la tournée de tous les mécanos du coin pour trouver la pièce adéquate. Abandon au bout d'une bonne heure. A peine repartis, nous stoppons chez un "gazier" installé en bordure de route. Efficace. Il nous recharge ça très vite pour 11 €. François vérifie en ouvrant le gaz au réchaud ça roule. Ouf.
Ça gaze

Nous installons notre campement près de Signaghi et... d'un terrain de foot.
Visite d'une charmante dame russe, mariée à un géorgien. Très loquace, elle nous raconte son parcours et son amour pour son pays d'adoption (après des allers-retours en Russie, pendant les périodes conflictuelles ici...).

Un couloir interminable comme no man's land

Au revoir Aliyev

Retour au gaz, qui ne veut plus marcher ! Robinet ouvert, le gaz ne part pas ! Enlèvement du filtre pour le changer ; un morceau reste coincé dans le tuyau. On est bien, tout va bien... Et puis nos bricoleurs se rendent compte que la valve de la bouteille est coincée. Essais de toutes sortes, gentiment puis plus "brutalement". Nada.
Finie la plaisanterie, François installe notre petite bouteille de secours. Bières fraîches bienvenues. Comme le dit si bien Christiane, le métier de touriste n'est point facile !!

jeudi 3 septembre 2015

JEUDI 3 SEPTEMBRE - Superbe Shaki

Dans notre remontée Nord-Ouest, nous faisons une halte à Shaki. Ville moyenne qui est surplombée par le Palais du Khan (le chef de région du secteur). Beauté du 18ème, tout en bois. L'intérieur est entièrement peint. Fresques, tableaux, frises. Couleurs éclatantes. Et puis, et puis, les shébékés. Murs et portes coulissantes de bois et de verre rouge, jaune, vert. Un assemblage géométrique sans aucun clou ni colle. Le soleil joue sur ces parois façon vitrail. Dommage, pas le droit à la photo et, nous sommes surveillés de très près par un gardien antipathique !

Le palais du Khan

Transparence du Shebeke



Nous aurons une démonstration de shébéké à l'atelier artisanal installé près du palais. Un ouvrier nous montre des croix qu'ils sont à fabriquer pour le Vatican. Un vrai casse-tête ces puzzles.
Nous pouvons aussi entrer dans un caravansérail du 18ème transformé en hôtel. De toute beauté. Ambiance riad marocain, sans le gazouillis de l'eau...
Atelier de fabrication du shebeke

De bois et de verre

Caravansérail



A propos d'eau, sachez qu'ici les robinets ne sont pas alimentés toute la journée. Ça dépend des villes. Cet après-midi nous n'avons pu faire de faire le plein d'eau pour nos camping-cars qu'à partir de 16h.
Chaude journée que nous terminerons près du village d'Ilisu, en altitude, devant un panorama montagnard. La frontière russe est là tout là-haut sur les crêtes.

mercredi 2 septembre 2015

MERCREDI 2 SEPTEMBRE - En longeant les sommets du Gaghestan

Les monts du Daghestan en toile de fond aujourd'hui encore. Promenade au village touristique de Lahij que l'on aborde par une route époustouflante. Des parois rocheuses sombres tombent à la verticale au-dessus d'une gorge occupée par un torrent. Parois striées comme un mille-feuilles impeccable. Nous sommes tout petits petits quand on ose s'avancer sur la piste en terre qui serpente au pied de cette falaise géante. Impression écrasante !
Des impacts de chutes de pierres et quelques éboulis nous "rassurent" sur la dangerosité des lieux.
Équipage No-Mad




Tout petit



Arrivés à Lahij, nous découvrons un splendide village de pierre et de bois de l'époque médiévale. Ruelles pavées et quasi désertes. Artisanat touristique, hormis quelques échoppes de dinanderie, spécialité locale. Pas de dépenses... La visite vaut plus par le parcours et le panorama que par le village lui-même.
Lahij


Joueurs de dominos... qui nous parlent

Nous y rencontrons un couple de suisses qui rôdent dans le coin en 4x4. Voyage version hôtelière (ils ont bien 70 ans et ont déjà baroudé sur tous les continents).
La chaleur s'intensifie dans la plaine. La route s'engouffre dans une forêt de chênes déjà parés de leurs couleurs automnales.

Bivouac pas facile pour une fois. Un villageois partage notre bière et voudrait bien nous inviter chez lui... 3 km plus loin au bout d'une piste caillouteuse. Pas envie, pas le courage. On décline.

mardi 1 septembre 2015

MARDI 1ER SEPTEMBRE - Notre route s'inverse

Aujourd'hui nous prenons une orientation Ouest qui nous ramène vers vous.
Au premier embranchement No-Mad prend le Sud pour le Nord... Serait-ce le raki d'hier soir ?

Journée routière donc par Sumgayit, Shamakhy. Nous traversons une région de noyers. Après avoir gaulé et cassé les noix, de très nombreux jeunes s'installent, avec des sachets à bout de bras, pour les vendre sur les bas-cotés. Souvent dangereusement.
Après avoir galéré à chercher le site près de Chemakhy, c'est trop drôle, nous nous faisons escorter par une voiture de police (gyrophares allumés) jusqu'au mausolée que nous cherchions. Celui de Diri Baba, un sage souffi, accroché à flanc de falaise  depuis 600 ans. Les décors des moucharabiehs y évoquent 3 religions : la croix chrétienne, l'étoile de David à 6 branches et l'étoile de l'islam.

Escorte personnelle

Diri baba ou Papy Gaga

Éternité champêtre

Voir son triste avenir de si près


En fin de journée, direction l'observatoire de Pirkuli. C'est là qu'en 1935 les russes ont installé un méga-télescope pour les premières observations et une cartographie précise de Mars. Ils y ont même découvert des planètes qui portent le nom d'un savant azéri, Ibrajimov. Paraît qu'il y a un p'tit musée... pas trouvé. Au lieu de ça, il y a maintenant un institut de géophysique ultra moderne. Et, tout près, un luxueux et gigantesque hôtel qui doit être là uniquement pour loger les scientifiques dudit Institut.
Observatoire... Peut-être client de l'hôtel

Luxueux hôtel perdu en montagne

Pas grave, nous trouvons une belle pâture (comme disent nos berckois). C'est là que nous allons passer une magnifique soirée improvisée. Deux jeunes allemands, la trentaine, ont repéré nos camping-cars et viennent nous saluer. Ils sont partis pour 8 mois... Azerbaïdjan, Iran, Turkménistan, Kazakhstan, Sibérie jusqu'à Vladivostok pour rejoindre le Japon. Ils ont une petite cellule sur un Toyota Hilux et sont fans de montagne pour le trek et le ski (qu'ils ont dans un coffre sur leur toit). Echanges d'expérience de voyages. Ils doivent repartir tôt le lendemain matin. Ils avaient un visa d'un mois pour l'Azerbaïdjan mais, au passage de la frontière, ils apprennent que leur véhicule dépasse la limite d'âge. Incroyable. Il a 12 ans. Du coup, il ne peuvent séjourner que 3 jours dans le pays. Demain, direction l'ambassade à Bakou pour leurs visas iraniens. Dîner vraiment chaleureux et enrichissant, in english. Thomas et Matthias ont marqué nos mémoires pour longtemps.
Bivouac inoubliable