jeudi 27 août 2015

JEUDI 27 AOÛT - À nous Bakou !

On "attaque" par la vieille ville. La tour de la Vierge monte la garde depuis le 6ème avant J-C, même si la partie haute est médiévale. Une tour unique par sa forme, puisqu'elle est adossée à un mur incurvé ; le tout, vu du dessus forme une arabesque. L'exposition permanente qui occupe les différents niveaux raconte tout de sa construction et de son histoire. Superbes aménagements modernes et interactifs. Et, tout là-haut le panoramique sur les contrastes de Bakou : les dômes des mosquées, des palais, des hammams, les contours des remparts, les masses des monuments de style victorien ou néo-classique du 19ème, les flèches élégantes des immeubles de verre... et la mer, et ses derricks !
Le musée du tapis

Dans la vieille ville

Tour de la Vierge et reproductions miniatures peintes


Panoramique de la tour de la Vierge

Les mêmes qu'à London


Nous arpentons la vieille ville, ruelles charmantes, caravansérails recyclés en restaurants, en boutiques. Et puis les belles avenues de la ville européenne. Des jardins merveilleux, des fontaines et jets d'eau partout. Ici plus de Ladas hors d'âge mais des SUV luxueux de toutes marques.

Les Ladas n'ont pas leur place ici
Après un déjeuner à un prix bakinois ! Nous trouvons enfin un Internet Café qui fonctionne. Mais pas question de Wifi. Ordi azéri câblé, clavier querty. Pas top... il faudrait presque pédaler. Mais ça marche.

Retour par le Bulvar, ce qu'on appelle le remblai chez nous. Calme et reposant... pas comme chez nous !
Un peu plus loin, funiculaire pour les remarquables Flames Towers et le mémorial aux victimes de toutes les guerres. Tout est reluisant, impeccable. La vue de la méga esplanade sur la baie est lumineuse.
Splendide bibliothèque

Comme à Nantes

La ville des fontaines

Nous sommes là... à buller

L'ancien et le nouveau Bakou

Après Sotchi 2014

Petite Venise

En prenant de la hauteur



Descente à pied vers notre chouette bivouac. Bières fraîches et dîner face à la mer. 26°. Royal !

mercredi 26 août 2015

MERCREDI 26 AOÛT

En route pour Bakou !


Nuit entre steppe, montagnes et Caspienne derrickée.
Ce matin, plein Sud pour visiter la réserve naturelle de Shirvan.
Nous sommes deux par Lada, avec un chauffeur/guide parlant anglais. Le deuxième chauffeur est excellent pour repérer gazelles et oiseaux dans ces landes herbues.
C'est notre première expérience de réserve animale et nous sommes comblés.
Nos Ladas spéciales "Gazelles"
J'aurais donc de grosses pensées pour mes "gazelles" qui vont, en photos, découvrir une nouvelle espèce : la gazelle de Perse (ou gazelle à goitre). C'est plus difficile pour les photos des oiseaux, mais ils sont superbement colorés. magnifiques.
Sirvan Park Reserve







Avant notre arrivée à Bakou, nous faisons quelques achats à Sangahsly, bourg sordide où nous sommes observés, dévisagés ; un rôtisseur de poulets nous demande quand même si nous avons besoin d'aide. A la boulangerie, à l'épicerie, un nouveau mot magique : saaol (merci en phonétique). Un sésame pour un rire assuré !

Arrivée à Bakou sous la pluie. Nous trouvons un parking tranquille et désert (1 manat) près de la promenade qui longe la mer, dans la baie. Vue imprenable sur les Flames Towers. Trois tours de verre gigantesques au dessus de la ville. Elles sont éclairées la nuit venue par des images lumineuses animées et changeantes. Magnifique.
Arrivée pétrolière à Bakou

Bivouac géant

Bakou en lumières depuis notre bivouac

On se fait un p'tit tour de train touristique pour être à l'abri. Le remblai est tout récent. Nous voyons le Cristal Palace construit pour l'Eurovision 2012 et un drapeau du pays phénoménal.
Il a détenu le record du monde pendant quelques temps pour sa surface et sa hauteur : 2500 m² sur un mât de 170 m de haut. Énorme.

A la nuit la baie s'illumine démesurément. Contraste choquant avec ce que l'on a découvert du pays jusqu'à maintenant. La manne pétrolière ne profite pas à tout le monde...
Chevalet de pompage ou tête de cheval


mardi 25 août 2015

MARDI 25 AOÛT

Objectif : la Caspienne

Aujourd'hui, étape roulante pour rejoindre la Caspienne.
Monotone. Heureusement, nos arrêts pain, courses, pleins de gas-oil et d'eau animent la matinée.
Resto en terrasse couverte, près d'un étang, en compagnie des cygnes.
La télé est allumée, avec Valérie Giscard d'Estaing à l'écran !
Quelqu'un nous dit que c'est une émission de la TV russe, mais nous n'en saurons pas plus. Surprenant.
Un de nos lecteurs aura peut-être des infos sur le motif et le contenu de son intervention ??

Notre équipage No-mad qui mène la danse cet après-midi est complètement désorienté. Il n'et jamais venu là. Et comme ici il faut faire des kilomètres avant de trouver une possibilité de demi-tour, on roule plus que de raison. Ce n'est pas facile ! Nous les menons donc à Gobustan. Au passage, nous "admirons" les bords de la Caspienne truffés de Derricks, de pylônes, de citernes, de cheminées... moche, moche, moche !

Heureusement, Gobustan tourne le dos à la mer, dans les massifs rocailleux éclatés. Super.
Un musée ultra-moderne (de 2011) nous explique l'histoire des pétroglyphes qui datent du 4ème siècle avant notre ère. Après ça, on comprend tout des gravures disséminées sur le site, parmi les roches. Ces marques du passé plus que passé m’impressionnent toujours.

Drakkar ...ou pas


Autre curiosité, à quelques kilomètres, les volcans de boue. Difficiles d'accès, on finit à pieds. Paysage lunaire. La boue qui sort de ces monticules volcaniques font des gargouillis, des borborygmes, blop, blop, gloup, gloup... On dirait du chocolat (gris) coulant le long de ces cratères. En séchant, la boue d'argile craquelée devient peau de serpent. Une "piscine" de complète le tout.
ça vente, et c'est notre premier dîner tous les quatre, à l'intérieur, depuis longtemps.
Drakkar en vrai

Pétroglyphes

Volcans de boue


Gloup gloup




Préau azéri

lundi 24 août 2015

LUNDI 24 AOÛT

Réveil sous la pluie... qui décide de nous accompagner toute la matinée !
C'est donc dans la gadoue que nous visitons la forteresse de Semkir. Érigée au 6ème siècle, la ville est devenue plus tard une étape sur la route de la soie, que les équipes de Gengis Khan ont rasée au 13ème. Il en reste de solides remparts en galets et des murs plus récents assemblés en briques.
Des fouilles sont en cours et nous faisons une brève causette avec un archéologue avant la photo souvenir avec les "fouilleurs" installés au casse-croûte. Avant Gandja, nous longeons des dizaines et des dizaines de magasins de meubles (on se croirait route de Vannes) ; mais là, les meubles ne sont pas en vitrine, les baies vitrées sont occultées, le lèche-vitrine est impossible.
Forteresse du 4ème siècle à Semkir

L'équipe des fouilles


Arrivés à Gandja, nous découvrons une ville 300000 habitants traditionnelle avec des bâtiments en brique du 18/19ème, des monuments publiques en pierre claire richement décorés. Des avenues ombragées, des parcs entretenus... une ville "propre".
Nous y cherchons un bureau d'informations touristiques décrit dans nos guides : y'en n'a pas. Nous cherchons un Internet Café : nous en trouvons deux fermés et un ouvert mais le réseau, y'en n'a pas ! Deuxième ville du pays, ça promet...
Parc dédié à Aliyev père

Université de Aliyev père



Nous visitons tranquillement le centre très animé, quartier piéton, mosquée, mausolée... et même une maison bouteille construite dans les années 60 par un habitant en hommage à son frère décédé à la guerre (il lui aura fallu 55000 bouteilles... vides).
55000 bouteilles... Le Facteur Cheval d'ici

Resto sympa à 5€ la repas. Pause à la maison de thé, une institution ici. 1€ les 4 thés accompagnés, c'est la coutume, d'une tranche de citron.
On aimerait bien déguster à ce prix-là dans nos buvettes nantaises.
Un soupçon de modernité

Mosquée style Azeri

Le président Aliyev fils


On repart vers Yevlak ; la même plaine depuis la frontière ; pas très spectaculaire, surtout avec un ciel plombé. Mais une découverte va pimenter notre passage dans la ville. Surréaliste : une statue de Lénine de 5m de haut, mais coupée en deux. Abandonnée dans un dépôt de matériel et matériaux dans un bas-quartier. On ne saura pas ce qui l'a amenée là, mais ce n'est pas très glorieux, même pour une statue. Séance photos rigolotes, insolites et inédites. Bivouac au bord de la Kur, à la sortie de la ville. Echanges avec une équipe de pompiers qui font de la surveillance nautique dans le secteur.
Mais qui donc a perdu la tête

Recto...

C'est bien lui !
Maison-préau typique


Rencontre de pompiers au bivouac